LE SPHINX
Le Sphinx de pierre, dont on a longtemps supposé qu'il représentait le roi Khéphren, semble n'avoir été construit que pour garder le temple solaire construit jadis à l'angle du site de la pyramide de Khéops. Une stèle de granit rose placée entre les pattes de cette représentation monumentale de 54 mètres de long sur 20 mètres de hauteur, taillée directement dans le roc, raconte le songe de Thoutmosis IV qui souhaitait accéder au trône sans en être le successeur officiel. Le futur pharaon de la XVIIIème dynastie qui se reposait à l'ombre d'une pierre, lors d'une partie de chasse, entendra dans un songe une divinité promettre la couronne d'Egypte s'il débarrassait le Sphinx du sable qui menaçait de le recouvrir. Thoutmosis, qui obéira, utilisera cet événement pour justifier sa légitimité.


LA PYRAMIDE DE MYKERINOS
Pyramide de Mykérinos
La pyramide de Mykérinos, qui repose sur une base de 108 mètres, ne mesure que 66 mètres de hauteur. Elle est inachevée à l'intérieur et il semble que des modifications viendront perturber le cours des travaux. On remarque ainsi des changements de matière, le calcaire ayant par endroit remplacé la granit. Le très beau sarcophage de basalte de la chambre funéraire sera malheureusement perdu en mer lors de son transport en Grande-Bretagne, en 1837.
LA PYRAMIDE DE KHEPHREN
Pyramide de Khéphren
La pyramide de Khéphren est en meilleur état de conservation que celles qui l'entourent. Des dalles de calcaire poli qui recouvre sa pointe forme un "capuchon" facilement reconnaissable. Le pharaon fera adopter un angle d'inclinaison légèrement plus accentué que celui de la pyramide de son père (53'10"), pour donner l'illusion d'une pyramide plus grande. Construite sur une base de 215.3 mètres, elle ne mesurait cependant que 143,5 mètres de hauteur à l'origine. Les deux strates inférieures sont recouvertes de granit rose, comme la pyramide de Khéops. Le temple funéraire, construit sur le flanc est de la pyramide, était relié au temple de la Vallée par une route de 500 mètres, bordée de murs de calcaire. Un couple de Sphinx gardait autrefois chaque porte d'entrée du temple.
LA PYRAMIDE DE KHEOPS
Pyramide de Khéops
La construction débutera lorsque Kheops sera intronisé. Edifiée en une vingtaine d'années par environ 100 000 hommes selon Hérodote, 20.000 ouvriers selon des estimations récentes, cette pyramide de la quatrième dynastie sera recouverte de calcaire en provenance de Touràh dans sa partie supérieure. Le parement de couleur blanche était visible à plusieurs dizaines de kilomètres. La pointe était enduite d'électrum, un composite d'or et d'argent. Reposant sur une base carrée de 230,40 mètres de coté à l'origine, sa surface occupait environ 53 000 m2 et son volume était d'environ 2 600 000 m3. Sa hauteur initiale de 146.59 mètres, sera réduite à 139 mètres en raison des prélèvements, de l'érosion, du sable et de la pollution. Considérée comme une carrière bon marché par certains entrepreneurs au cours des millénaires, les bases de la pyramide seront également réduites d'environ 3 mètres
LE PLATEAU DE GISEH
| La présentation du plateau de Giseh se passe presque de commentaire. Ancienne nécropole royale et privée, situé non loin de la capitale Memphis, le site de Giseh est surtout connu pour ses trois grandes pyramides appartenant aux pharaons Khoufou (Khéops), Kafrê (Khéfren) et Menkaourê (Mykérinos) de la IVe dynastie. À travers les millénaires de l'histoire pharaonique, et à l'instar des hauts fonctionnaires de l'Ancien Empire, les grands du royaume s'y firent construire leurs Maison d'éternité. Aujourd'hui encore, tout comme à Saqqara, les fouilles livrent régulièrement de nouvelles tombes. |
memphis
Memphis
Le grand colosse couché
Ce colosse de Ramsès II en calcaire (Abou el-Hol) fut découvert en 1820 par Caviglia et Sloane, dans une dépression remplie d'eau. C'est en 1887, sous la direction de l'ingénieur Bagnold, qu'il fut soulevé et placé sur le dos, dans la position qui est la sienne aujourd'hui. Bagnold le fit protéger par un édifice, remplacé en 1958 par le bâtiment actuel
la barque funéraire
une barque solaire manoeuvrée à l'aide de six paires de rames, parfaitement conservée. Fabriquée avec des bois de cèdre du Liban, de sycomore et de jujubier, elle mesure 43 mètres le longueur et 6 de largueur. Ses poupe et proue étaient en forme de lotus et papyrus, les deux plantes symboliques de la Haute et Basse Egypte. Les planches de bois étaient maintenues grâce à des cordes.
La barque, démontée en 1224 morceaux avant d'être remontée, est aujourd'hui visible dans un musée construit au dessus de la fosse
la pyramide de Saqqarah
Saqqarah, située à 28 km au sud du Caire, est le nom de la nécropole de Memphis, l'une des capitales de l'ancienne Égypte. Le site, découvert en 1850 par Auguste Mariette, englobe une superficie d'environ 8 km de long sur 2 de large. On dénombre aujourd'hui une quinzaine de monuments funéraires mis à jour, couvrant la période comprise entre les premières dynasties et la Basse Époque. De nombreux autres sont encore enfouis sous le sable. Les tombes les plus anciennes sont celles de nobles contemporains de la première réunification de l'Egypte.

le musée egyptien du Caire
Le musée actuel, dont la première pierre fut posée par Abbas Hilmi II le 1er avril 1897, fut construit, après un concours international, sur les plan de l'architecte français Marcel Dourgnon.
Il comprend un sous-sol destiné aux réserves, deux niveaux d'exposition et un deuxième étage plus restreint qui n'est pas ouvert au public. Plus d'une centaine de salles se répartissent autour d'un atrium central. Au res-de-chaussée, qui abrite aussi les bureaux de la conservation et la bibliothèque, ont été rassemblés les monuments lourds (statues, sarcophages, stèles...) classés chronologiquement depuis l'entrée, dans le sens des aiguilles d'une montre. A l'étage, le reste des collections est présenté par types d'objets (papyrus, modèles du Moyen-Empire, bijoux, masques funéraires) ou par trouvaille (Toutânkhamon, Hétéphèrès, nécropole royale de Tanis, Hemaka...).
Tel qu'il est, le musée pose à l'heure actuelle un certain nombre de problèmes. Le plus évident est celui de son encombrement, et donc de la présentation des objets qui souffre de la trop grande richesse des collections ; bien des pièces, qu'on ne voit pas parce qu'elles sont reléguées dans la pénombre d'un haut de vitrine, feraient la joie d'un conservateur de musée en Europe ou en Amérique.
LE MUSEE DU CAIRE
Le Musée Egyptien est situé au centre du Caire, près de la place Tahrir.
A l'origine de ce musée, un français, Auguste Mariette ( 1821-1881 ). Cet égyptologue passionné parcourt le pays, découvre de véritables trésors, et les expose dans le Musée Egyptien. Ce n'est qu'en 1902 que les collections rejoignent le site actuel.
Ce musée est fabuleux. On peut n'avoir aucun goût pour les antiquités, on peut ne pas être fasciné par une civilisation si incroyable, on peut ne rien connaître en égyptologie, … il n'empêche, on tombera quand même sous le charme.
On ne peut pas décrire autant de chefs d'œuvres, il y en a trop, et leur énumération serait fastidieuse. Il faut savoir que ce musée abrite plus de cent mille pièces sur ses deux étages
KHAN EL KHALILI AU CAIRE
Le quartier de Khan El Khalili, à l'est de la ville abrite l'un des plus grands souks.
Il faut flâner dans ces souks pour s'imprégner des parfums du Caire. Une foule affairée et bruyante déborde de la rue principale.
Ce sont les spécialistes des objets en cuivre finement gravés, des bijoux fantaisie, des souvenirs pour touristes, de la vaisselle et des pierres précieuses qui se sont regroupés à Khan El Khalili.
On y rencontre intimement mêlés les Cairotes en tchador ou en djellaba et les touristes sous leurs chapeaux de soleil.






























