ETRE UNE FEMME.... UN HANDICAP
POUR LA VIE POLITIQUE MEME DU TEMPS DES PHARAONS.............
CAR ***
Hatchepsout ne remplaça cependant pas Thoutmosis III, qui régna à ses côtés. Ce fut un temps de prospérité pour l'Égypte, et Hatchepsout commanda de nombreuses constructions ; elle organisa également d'importantes expéditions commerciales et des campagnes militaires. Après vingt-deux ans de règne partagé, Thoutmosis se retrouva seul sur le trône, vraisemblablement par la mort d'Hatchepsout. Beaucoup plus tard - son règne dura cinquante quatre ans-, Thoutmosis entreprit de faire mutiler les monuments d'Hatchepsout, apparemment pour effacer toute trace de sa royauté. On a pu penser que la seule motivation de Thoutmosis était la haine mais une autre raison est possible : pour la plupart des Égyptiens, qu'une femme devînt pharaon était contraire à l'ordre naturel. Voyant approcher sa fin, Thoutmosis a pu vouloir, en effaçant la mémoire du pharaon Hatchepsout, empêcher qu'une autre reine n'accède au trône. Hypothèse que corroborerait le fait que son nom et son image n'ont pas été martelés sur les monuments qui représentent Hatchepsout en simple épouse royale.
LE FEMME PHARAON
Rares furent les femmes de la famille royale qui devinrent pharaon mais Hatchepsout, fille de Thoutmosis I" et première épouse de son demi-frère Thoutmosis II, fut l'une de ces figures exceptionnelles. Elle donna une fille à Thoutmosis II mais pas de fils ; aussi, Thoutmosis II étant mort jeune, le titre de roi passa-t-il au fils d'une de ses épouses secondaires. Celui-ci, Thoutmosis III, n'était pas en âge gouverner seul et Hatchepsout devint donc régente. Entre la deuxième et la septième année du règne, Hatchepsout monta sur le trône et se para des attributs masculins de la royauté. Ses premiers portraits la montrent encore en habits féminins mais elle paraît ensuite dans le costume traditionnel du pharaon. Afin de légitimer ses prétentions, elle fit graver des inscriptions proclamant sa naissance divine et affirmant que son père l'avait nommée héritière de son vivant.
ESNA L'ECLUSE
LOUXOR
Sur les rives du Nil, à environ 675 km au sud du Caire, Louxor, ville pleine de charme, demeure une des étapes suprêmes de tout voyage en Egypte. La grande ville de Thèbes est durant des siècles capitale de l’empire égyptien, célèbre dans le monde entier. Elle est à l’apogée vers 1500 avant J.C. lors de la XVIIIème dynastie. Elle commence à décliner en 672 avant J.C. avec le saccage infligé par Assourbanipal, l’assyrien. Puis, la ville est presque abandonnée par les Ptolémées qui ont fait d’Alexandrie leur capitale. Durant les premiers siècles après J.C., des églises chrétiennes coptes puis des mosquées s’insèrent dans les ruines des temples. Au sud, grandit Louxor et au nord le village de Karnak. Aujourd’hui, c’est un immense musée à ciel ouvert avec les temples de Louxor et de Karnak sur la rive droite du Nil et sur la rive gauche, le monde des morts avec les tombeaux et les temples funéraires des pharaons et des nobles. Les Vallées des Rois, des Reines et des Nobles présentent à l’intérieur des tombes de superbes bas reliefs peints avec une grande finesse d’exécution et dont les couleurs sont restées intactes.
ESNA
EDFOU LE TEMPLE
Située sur la rive gauche du Nil, non loin de l'eau, Edfou (d'abord Djebaou, puis Atho en copte) était, du temps des pharaons, la capitale du second nome de Haute Egypte. Les Grecs, qui avaient identifié Horus avec Apollon, l'appelaient Apollonis Magna. Son importance est attestée dès les premières dynasties, comme siège du culte du dieu faucon Horus.
C'est pour vénérer ce dernier qu'en 237 avant J.-C. Ptolémée III Evergète fit élever un temple sur les ruines d'un autre monument plus ancien. Les travaux se poursuivirent sous Ptolémée IV Philopâtor, la salle hypostyle fut achevèe pendant le régne de Ptolémée VIII Evergète II, en 124 avant J.-C., et les décorations terminées sous Ptolémée XII Néos Dionysos, en 57 avant J.-C., c'est-à-dire 180 ans après l'ouverture du chantier.
Le temple, dédié à Horus, sa femme Hathor et leur fils Horsomtous, englobé dans une vaste enceinte sacrée, actuellement enfouie sous les maisons, n'est pas orienté est/ouest, comme la plupart des autres sanctuaires, mais vers le sud, ce qui s'explique peut-être par la forme du terrain ; on y accède par un grand pylône, suivi d'une cour à colonnade qui conduit vers une salle hypostyle. A partir de celle-ci, on pénètre dans la salle des offrandes, prolongée par un vestibule qui débouche enfin sur le saint des saints, la partie la plus profonde du temple où trône un magnifique naos en granit, datant du règne de Nectanébo II et qui, à l'origine, contenait une statue à l'effigie du dieu.























